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Welcome in my beautiful blog mes coquins... Vous allez découvrir mes passionnants avis sur des bouquins, des tsédés, des films et d'autres choses encore plus passionnantes... Poutoux à tous et bonne lecture !

Attention, ce qui suit est un petit avertissement sans conséquences sur la survie de la planète face au réchauffement climatique qui va tous nous buter si on ne ferme pas l'eau du robinet quand on se rince les dents du dentifrice qu'on vient également d'étaler sur notre beau pull tout propre...

Bref, parfois, sur ce blog merveilleux, vous pourrez tomber sur un langage que je qualifierais d'imagé... Âmes sensibles s'abstenir donc, mais finalement n'ayez crainte, car vous ne verrez ni bites ni chattes sur ce blog...

;-)

Jeudi 5 juillet 2007 4 05 /07 /Juil /2007 00:14
thebubble.jpg (c) Ad Vitam

Synopsis (d'après Allociné) :

Trois jeunes Israéliens, Noam, disquaire, Yali, gérant de café, et Lulu, vendeuse dans une boutique de produits de beauté, partagent un appartement dans un quartier branché de Tel-Aviv, symbole de cette "bulle", surnom donné à la ville.
Dans ce cocon quasi déconnecté de la réalité des territoires et des conflits politiques qui agitent le pays, ils mènent une existence tout à fait ordinaire, préférant se concentrer sur leur vie amoureuse.
Leur quotidien va pourtant être bouleversé par l'arrivée d'Ashraf, un Palestinien dont Noam tombe amoureux lors d'un incident au Check Point de Naplouse.

Qu'il est incomplet ce synopsis... Car l'histoire entre Noam et Ashraf démarre très vite dans la chronologie du film, mais très très vite, le premier baiser entre les deux hommes étant d'ailleurs fulgurant et d'une beauté que je trouve bouleversante. Pas de mélo, pas de musique avec gros violons, mais une passion, une simple passion, un Amour plutôt, lui aussi fulgurant, qui unit Noam et Ashraf, un Amour vrai et sincère, qui me rapelle quelque chose, qui me parle, un Amour qui n'est pas de cinéma mais de la vraie vie, un Amour vrai.

Alors oui, The Bubble est une histoire d'amour. Mais contrariée cette histoire, parce que l'un est Juif l'autre Palestinien, le Mur de la Honte et de la connerie entre ces deux peuples. La seconde moitié du film bascule clairement dans le drame : alors qu'Eytan Fox a montré avec une certaine légèreté l'Amour entre Noam et Ashraf, l'espèce de paradis prend fin, la bulle se crève, la vraie vie rattrape les protagonistes, et commence alors la fin, dans la douleur et le sang, mais aussi dans la liberté...

Car la légèreté de The Bubble n'en demeure pas moins tributaire d'un conflit absurde, entretenu pour d'obscures raisons par les deux parties, baigné d'une intolérance mutuelle qui ne bénéficie à personne et déchire tout le monde. Car nos personnages vivent dans une bulle alors que dehors tonnent les canons et coulent le sang et les larmes.

YousefSweid.jpg OhadKnoller.jpg
Youssef Sweid (Ashraf) et Ohad Knoller (Noam)
(c) Ad Vitam

Las de cet amour impossible, Ashraf y met fin en entrainant Noam avec lui, laissant l'espoir de vivre heureux dans un autre monde. Cette fin terrible et un peu, disons, tranchante par rapport au reste du film, parce qu'elle est symbolique alors que le film est réaliste, cette fin terrible n'en demeure pas moins puissament émouvante, elle est l'accomplissement (de cinéma) d'un Amour (de la vraie vie), c'est un peu la fusion entre la puissance du cinéma et la puissance de la vraie vie. On pourra toujours objecter sa lourdeur dans un film aussi léger, subtil, et à vrai dire l'argument est parfaitement recevable. Mais elle dégage malgré tout un quelque chose de vraiment profond, essentiel, elle est un hymne à l'Amour malgré la guerre et les murs et l'intolérance.

The Bubble est finalement une histoire d'amour, une belle histoire d'amour, une histoire d'une justesse sans pareille. Et dans le genre histoire d'amour contrariée, The Bubble térrasse le très chiant Brokeback Mountain par un KO retentissant, par sa justesse et sa précision, par sa force.

Le seul point un peu léger du film est des scènes parfois un peu téléphonées, théatrales, ce qui rompt la cohérence avec le côté real-life plutôt magistral. Mais ce point faible, minime, est noyé dans la puissance du film, salutaire et adulte, profond, vrai, sincère et juste.

Son rang : une histoire d'amour contrarié des plus vraisemblables et des plus déchirantes...
Par Olivier the Divine - Publié dans : CINÉMA
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Mardi 26 juin 2007 2 26 /06 /Juin /2007 02:39
lecandidat.jpg (c) Pyramide Distribution

Synopsis (d'après Allociné) :

Peu avant l'élection présidentielle d'un état européen, Michel Dedieu a remplacé au pied levé le candidat de son parti, contraint de se retirer à cause d'un cancer fulgurant. Au lendemain du premier tour, il ne lui reste que très peu de temps pour préparer avec son équipe rapprochée, le débat télévisé qui l'opposera à son adversaire. Peu apprécié des médias et de l'opinion, il doit à tout prix améliorer son image et affiner son argumentaire.
A cette fin, il organise un week-end de travail dans sa propriété. Le candidat, d'abord docile et fragile se plie à toutes les exigences de son staff, quand, arrivé au bord de l'épuisement, il découvre qu'il est en fait prisonnier d'une terrible manipulation dont il ne s'extraira qu'en jouant sa propre partition...

Alors ouais, j'ai vu ce film il y a quelques temps déjà mais j'ai eu envie d'en faire la critique... Allez savoir...

Premier film du comédien Niels Arestrup, Le Candidat a déjà pour lui de ne pas être moche. Ouais, car je trouve qu'en règle générale les films français sont immondes... J'ai beau essayer mais vraiment ça ne passe pas. Pourtant un film ce n'est pas qu'une histoire, c'est plutôt une subtile alchimie entre des éléments visuels (dont les images), sonores (dont la musique, ce que semble totalement ignorer le cinéma français) et un scénario bien écrit.

En fait, pour faire simple, je dirais qu'avec Le Candidat cette alchimie fonctionne vraiment bien, si ce n'est une fin un peu cul-de-poulique... Mais malgré cet écueil volontiers pardonné, Arestrup et son équipe parviennent à monter un film assez puissant, rarement bancal, très souvent juste. La musique y est peu présente mais en l'état elle aurait été de trop tant le film est quasi-documentaire.

Le retournement final est parfaitement jouissif, et même si parfois les dialogues laissent un peu à désirer (trop théâtraux) le jeu des acteurs semble à sa place.

Finalement Le Candidat donne l'impression d'avoir été à la mesure de ses ambitions : raconter une histoire politique sans faire de politique.  Et pour un premier film, une telle précision est vraiment impressionnante.

Son rang : un premier film autant juste que prometteur...
Par Olivier the Divine - Publié dans : CINÉMA
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Mardi 26 juin 2007 2 26 /06 /Juin /2007 02:18
shrek3.jpg (c) Dreamworks PDI

Synopsis (d'après Allociné) :

L'ogre Shrek n'avait pas quitté son marécage pestilentiel et épousé sa chère Fiona pour devenir roi. C'est pourtant ce qui risque de lui arriver après que son beau-père Harold clabote soudain sans crier gare. S'il n'arrive pas à dénicher illico un roi avec l'aide de ses fidèles compagnons, l'Âne et le Chat Potté, Shrek deviendra le prochain souverain du Royaume Fort Fort Lointain. Bonjour les ennuis !
À moins qu'Artie, le cousin loser de Fiona, ne se laisse convaincre de monter sur le trône à sa place. Mais ce paumé a-t-il vraiment l'étoffe d'un roi ?

Ouarf, la bonne blague... Nan mais franchement, autant Shrek 2 était éblouissant, autant cette suite est fadasse et sans intérêt.

Les vannes sont faciles, les situations aussi, j'ai bien moins ri qu'avec le second, et visuellement c'est beau mais loin d'être éblouissant... ouais je sais, "éblouissant" c'est mon mot ce soir...

L'ogre irrévérencieux laisse place à une machine à fric, dommage, Shrek valait mieux que ça.

Son rang : suite commerciale à l'intérêt douteux.
Par Olivier the Divine - Publié dans : CINÉMA
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Vendredi 22 juin 2007 5 22 /06 /Juin /2007 22:47
Je m'en vais opérer un petit retour sur ma critique de la BO de Pirates 3. Non pas qu'il soit question de l'affaiblir, au contraire : comparée à Pirates 2, Pirates 3 est vraiment plusieurs crans au-dessus.

Pirates 2 était une sorte de rempliassage musical, Pirates 3 a une vraie ambition, souvent atteinte, et la diversité des thèmes, des orchestrations et des émotions fait de cette BO une musique de Hans Zimmer vraiment hors normes...  Je ne suis pas grand spécialiste des oeuvres zimmeriennes les plus vieilles, à part Le Roi Lion, mais Pirates 3 est assurément l'une des meilleures BO qu'il a composé depuis quelques temps...

Pour que vous sachiez de qui je parle, voici quelques photos de Hans Zimmer :

zimmer-noeudpap.jpg (c) Cinézik.org

Sur la photo suivante il porte une écharpe rouge pas vraiment belle, mais il la portait lors des Oscar de 1994 où il remporta la statuette pour sa musique sur Le Roi Lion (son seul Oscar à ce jour). Depuis, à chaque fois qu'il est nominé (1996 - La femme du Pasteur ; 1997 - Pour le meilleur et pour le pire ; 1998 - La ligne rouge et Le Prince d'Egypte ; 2000 - Gladiator ; notez qu'il a également été nominé en 1988 pour Rain Man, sa première musique hollywodienne... Plutôt tonitruante comme entrée !), donc je disais, à chaque fois qu'il est nominé aux Oscar il porte cette écharpe comme porte-bonheur... sans succès jusqu'à présent, son seul Oscar étant Le Roi Lion... Ceci dit Zimmer est relativement jeune (1957, soit 50 ans) comparé à d'autres comme John Williams (1932, soit 75 ans). Ca lui laisse le temps d'amasser encore un bon nombre de statuettes...

Au passage, John Williams a été nommé 45 fois aux Oscar (!) et a remporté 5 statuettes (dont une pour La Guerre des Etoiles). Ca doit expliquer sa popularité jamais démentie...

Bref, voici la photo en question :

zimmer--charperouge.jpg (c) Corbis Sygma

Notez au passage que Zimmer est né en Allemagne, à Francfort. Il a été naturalité états-unien.

Son nouveau rang : BO plutôt énorme qui déchire sa race comme rarement...

Par Olivier the Divine - Publié dans : MUSIQUE : De films
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Jeudi 7 juin 2007 4 07 /06 /Juin /2007 23:29
titanic.jpg (c) 20th Century Fox

Synopsis (d'après Allociné) :

Southampton, 10 avril 1912. Le paquebot le plus grand et le plus moderne du monde, réputé pour son insubmersibilité, le "Titanic", appareille pour son premier voyage. Quatre jours plus tard, il heurte un iceberg. A son bord, un artiste pauvre et une grande bourgeoise tombent amoureux.

Aujourd'hui je m'attaque à du lourd, du très lourd, du chef d'oeuvre ! Ouais, bon vous l'aurez compris avec l'affiche hein, vous êtes pas débiles...

Alors d'office posons les bases : quand Titanic est sorti j'avais dans les 10 ans, et à l'époque je n'allais guère souvent au cinéma. Mais grâce à l'instance grand-mère-ienne je l'ai vu deux ou trois fois au cinéma... Et chaque fois m'avait troué l'anus, du haut de mes 10 ans.

Je me souviens de la fureur de sa sortie, du raz-de-marée que ce film a provoqué, du  formidable élan comme jamais je n'en avais vu pour un film. Oui, j'avais 10 ans mais je m'en souviens parfaitement. Je me souviens également avoir été touché par l'histoire entre Rose et Jack mais sans me l'avouer, sans l'assumer, préférant  le spectaculaire du naufrage à la puissance des sentiments.

Aujourd'hui j'ai grandi et j'ai surtout un lecteur DVD... J'ai donc pu revoir ce film que j'avais déjà vu de nombreuses fois. Et à chaque fois l'expérience est intacte, entre la prétention d'un Bruce Ismay qui verra son fleuron sombrer sous ses pieds, sa lacheté aussi, terrible, et la déchéance déchirante et apocalyptique d'un géant qui ne méritait pas d'exister comme le lui a appris le destin...

Car Titanic, avant d'être une formidable histoire d'amour, est avant tout le témoignage de la folie des hommes, de leur prétention et leur croyance sans recul dans les bienfaits du progrès. Car l'expérience douloureuse du Titanic a appris ceci à son époque : la Nature est maîtresse, l'homme n'en est qu'une partie et comme tout il la subit. La leçon fut telle que 1.500 innocents y laissèrent leur peau, dans des circonstances atroces, et Cameron a su filmer cette atrocité avec une justesse et un réalisme sans fard, confondant, évident.

Titanic c'est donc aussi une formidable réussite technique, tant par sa démesure (une maquette de 230 mètres de long du bateau fut bâti, soit à peine 40 mètres de moins que la taile de l'original...) que par l'exactitude de ses images, leur rigueur. James Cameron, génie habité par son oeuvre, se sera donné les moyens de son ambition : le budget du film était pour l'époque colossal, et il aurait fallu Superman Returns pour le détrôner, soit plus de dix ans d'attente !

La démesure du Titanic se retrouve aussi dans celle de Titanic : outre la maquette presque à l'échelle, Cameron fera travailler les plus gros studios d'effets spéciaux main dans la main alors que la concurrence est si rude, et il exigera de ses producteurs le financement à la fois de plusieurs expéditions sur les lieux de l'épave ainsi que la mise au point d'une caméra pouvant filmer l'épave à 4.000 mètres de profondeur. Car oui, certains plans de l'épave sont véridiques, ils montrent la véritable épave, ce ne sont ni des maquettes, ni des effets spéciaux, ni rien d'autre de factice.  A chaque instant Cameron aura pour leitmotiv de trouver le juste, le vrai, et il y parviendra à tous points de vue.

La romance entre Rose et Jack, un peu fleur bleue et cliché, n'en demeure pas moins l'une des romances les plus abouties du cinéma, des plus sensibles, des plus subtiles, et des plus déchirantes vu sa fin qui ne pouvait être autre. Car je me souviens encore de l'émotion m'étreignant, à mes 10 ans, lorsque Rose lâche la main de Jack et que celui-ci disparait dans les flots, définitivement mort. Intemporelle, belle, sans la moindre surprise, cette histoire n'en demeure pas moins des plus sincères, des plus réussies, et partant des plus déchirantes dans son insoutenable achèvement.

Le dernier point, outre le jeu des acteurs, la puissance de la technique, la force des effets spéciaux, la profondeur de l'histoire, la justesse des dialogues, qui fait de Titanic un film presque parfait tellement son génie est confondant, c'est sa musique. A l'origine James Cameron voulait Enya, mais celle-ci refusa sa proposition pour diverses raisons. Alors il proposa à James Horner, avec qui il avait déjà travaillé sur Aliens, de composer une musique dans le plus pur style d'Enya. Submergé par l'oeuvre, armé de son seul piano, James Horner proposera avec Titanic sa musique la plus aboutie, la musique de film ultime pour un film ultime, celle qui sera capable de rester dans la tête et surtout dans les tripes des spectateurs pendant des heures et des heures, des années en ce qui me concerne. Titanic est la seule BO, à ce jour, que je connaissais par coeur sans avoir jamais écouté le CD...

Alors voilà, Titanic a tout du film ultime. Son seul bémol resterait, selon moi, le manque d'originalité quant à l'histoire d'amour. Mais c'est vraiment un bémol bien faiblement consenti par l'inégalable talent de James Cameron. D'ailleurs celui-ci revient en 2009 avec ceci.

Rang : quasi-film ultime.
Par Olivier the Divine - Publié dans : CINÉMA
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Mercredi 6 juin 2007 3 06 /06 /Juin /2007 23:59

pirates-caraibes3-ost.jpg (c) Walt Disney Records

Synopsis du film (d'après Allociné) :

L'âge d'or de la piraterie touche à sa fin. Même le terrifiant Vaisseau Fantôme et son capitaine maudit Davy Jones servent à présent Lord Cutler Beckett et la Compagnie anglaise des Indes Orientales. L'invincible Hollandais Volant écume désormais les sept mers, massacrant sans pitié pirates de tous bords et sabordant leurs navires.

Will Turner, Elizabeth Swann et le capitaine Barbossa n'ont qu'une seule chance de résister à Beckett et à son armada destructrice : ils doivent rassembler les Neuf Seigneurs de la Cour des Frères, mais l'un des membres les plus éminents, le capitaine Jack Sparrow, manque à l'appel.

Will, Elizabeth et Barbossa, secondés par Tia Dalma, Pintel et Ragetti, doivent faire voile vers des mers orientales inconnues, pour affronter un pirate chinois, le capitaine Sao Feng, et s'emparer des cartes qui les conduiront au-delà des limites du monde connu, là où Jack est retenu...

Ouais, le nouvel opus du grand, du génial, du génialissime Hans Zimmer ! Avec lui ça déchire sa race...

Ma foi l'histoire des BO de Pirates a été fort mouvementée... La première aurait dû être composée par Alan Silvestri himself, mais faute de bonne musique le producteur Jerry Bruckheimer lui a gentillement dit d'aller se mettre un doigt... Alors quoi ? 15 jours avant la sortie du film tout est à refaire... Le désastre total...

Mais que non les enfants, bien sûr le grand producteur hollywoodien a une botte secrète : Remote Control. What ? RC, ex-Media Ventures,  un studio de composition et d'enregistrement bâti par et autour de Zimmer. Dans le lot se détache un certain Klaus Badelt. La légende dit que Zimmer a composé les thèmes de Pirates 1, mais comme toute légende personne ne sait vraiment si elle est fondée...

Reste que ce premier opus avait connu un succès plutôt sympa même si la qualité de la musique n'était pas franchement au rendez-vous, une sorte de MacDo quoi  (cf Cinézik pour la référence).

Revenu dans des eaux plus calmes (c'est drôle non ?),  la saga put enfin s'offrir ce qu'elle méritait, en l'occurrence Zimmer himself (ouais, j'adore les "himself", qu'est-ce que j'y peux comme dirait Christophe Willem ?). Et donner au compositeur le temps pour faire un truc qui allait tout arracher. Mais Pirates 2 fut précédé par Da Vinci Code et je suppute que Zimmer ait surtout pris du temps pour composer la seconde partition, au détriment de la première.  Ce qui pourrait expliquer que pour Pirates 3 le maître n'ait aucun projet massif en parallèle, pour qu'enfin il dispose du temps nécessaire pour aller vers un truc énoooorme...

Rendons à César ce qui lui appartient : Pirates 2 est une bonne BO, très écoutable et parfois très inspirée (The Kraken). Mais rien de démentiel pour autant... Contrairement à Pirates 3, qui elle déchire vraiment sa race...

So, on, enfin je, y retrouve un Zimmer en ma foi très grande forme, semble-t-il, qui enchaine les morceaux de folie sans jamais s'arrêter, enfin si quand y'a plus de place sur le CD... Mais du début à la fin c'est pure folie, pure spectacle pour les oreilles, un truc de ouf qui vaut vraiment le détour oreillique...

Pistes par pistes (attention spoilers) :

1 - Hoist the colour : c'est la chanson chantée par les pirates au début du film, en version originale cette fois. Et franchement tant mieux, parce que la VF est vraiment atroce. Ceci dit je la trouve redondante et un peu chiante, le seul point faible de la BO...

2 - Singapore : quelques sonorités asiatiques pour cette piste plutôt longue (en fait non seulement 3'41, ne cherchez pas...), qui s'achève avec une petite séquence d'action où flamboie, majestueux, le thème de Sparrow. Problème : pas de Sparrow dans les scènes illustrées par cette musique... Mais le plaisir n'en est pas moins intact !

3 - At wit's end : alors là premier gros morceau qui déchire sa mère... Et un vrai long, 8 minutes 6 secondes ! Les premières notes entonnent avec délicatesse le nouveau thème, très majestueux, très gigantesque, parfait si ce n'est qu'il passe un peu difficilement la barrière de l'écran... Mais petit à petit Zimmer le développe dans ce morceau, allant parfois du côté de choeurs plutôt sympatiques (vers 2 minutes). Outre le thème énorme, on peut retrouver aussi la musique qui illustre la cannonade de Davy Jones, qui massacre allègrement quelques frèles embarcations à peine plus grosses que lui... Cette musique, déchirante sans verser dans le pathos, illustre selon moi à merveille le déchirement que vit Jones, entre son amour perdu et sa cruauté sans nom. Bref, vous l'aurez compris, un morceau qui ouvre le CD avec force puissance...

4 - Multiple Jacks : le thème de Sparrow y est repris sur une note extrêmement décalée, et le coup de main que lui filent des crabes-pierres est également plutôt bien rendu. L'ensemble est plutôt inattendu dans un film comme Pirates 3 mais son efficacité sur les images est pour le moins redoutable ! Enfin un peu de fraicheur dans la musique de Pirates, quel plaisir !

5 - Up is down : l'autre énorme morceau, gigantesque, du début du CD. Là l'orchestration s'envole, devient lumineuse, très sautillante, et assène au très mignon auditeur (moi, of course !) une bonne claque dans sa tronche. Tant Multiple Jacks amène de la nouveauté, tant Up is down la transfigure totalement. Un énorme succès.

6 - I see deap people in boat : nouveau morceau plutôt long, mais moins endiablé que le premier (At wit's end). La raison y est ma foi simple : Elizabeth découvre que son père a été assassiné sur les ordres de Lord Beckett, et donc ce genre de scène nécessite plutôt une musique triste... Cette piste équivaut plus à une pause, mais je trouve qu'elle n'est pas si triste que ça. De là à dire qu'on se pisse dessus évidemment non, mais Zimmer a été plus déchirant...

7 - The Brethren Court
: illustre l'assemblée des pirates, son désordre, et on y retrouve quelques sonorités type Multiple Jacks. A nouveau rien de vraiment exceptionnel, la pause continue...

8 - Parlay : alors là mes enfants, là ça déchire sa race, nan pire que tout, Zimmer fait preuve d'un génie confondant, grâce à cette piste il donne à sa musique le statut peu fréquent de quintessence de la musique de film. Si si, carrément ! Alors pourquoi ? Zimmer y développe un hommage peu subtil à la musique de western en illustrant les pourparlers sur l'ilot entre les différents protagonistes. Et la musique dépasse, pardon déchire l'écran, elle va au-delà des images pour donner sens à la scène, et c'est donc pour ça que je parle de quintessence, parce que la musique complète l'image avec une force infinie. Alors après le morceau n'est pas parfait, notamment il manque vraiment de subtilité et on peut se demander ce que viennent fouttre des basses dans un film de pirates, mais le plaisir est tellement énorme qu'à la rigueur peu importe. Zimmer aurait toutefois écrit la musique parfaite si elle avait été plus subtile, mais le résultat est tellement énorme qu'à nouveau, peu importe.

9 - Calypso : la renaissance de la déesse. Sympa mais rien de comparable aux deux morceaux qui l'encadre...

10 - What shall we die for : problème de ce morceau, il est sous-mixé. Pourtant on a là un morceau d'héroïsme pur, absolu. Un peu bancal mais gigantesque. Le pur moment de cinéma de Parlay aurait pu être reproduit ici, j'irais même jusqu'à dire, enfin écrire, qu'avec un mixage adéquat la séquence en question (la harangue d'Elizabeth avant la bataille finale) aurait pu prétendre rivaliser avec le "Debout, Cavaliers de Thoéden !" du Retour du Roi. Mais qu'importe, même si la fusion images-musique n'est pas au rendez-vous, What shall we die for reste un morceau énorme, sans équivalent dans la BO.

11 - I don't think now is the best time : 10 minutes 45 de pure folie, un déchainement thématique et orchestral sans le moindre répit (en fait si, vers 4 minutes). LE moceau de la BO. Rien d'autre à dire.

12 - One day : le nouveau thème retravaillé dans une optique romatique, le résultat est plutôt excellentissime.

13 - Drink me up hearties : un concentré qui reprend tous les thèmes les plus forts de Pirates 3. On y retrouve notamment une version plus fine du morceau He's a pirate du premier opus, retravaillé avec un résultat plus fin, qui est toujours utilisé pour le générique de fin. On a ensuite une nouvelle reprise du nouveau thème, et là je dois dire que c'est le meilleur passage, selon moi, cette reprise, le meilleur passage de la BO toute entière, non mieux, des trois BO de Pirates. Et le morceau continue encore quelques minutes et s'achève dans un silence assourdissant tellement la claque a été puissante tout au long du CD.

Bref, vous l'aurez compris, Pirates 3 est un truc de ouf, qui déchire tout ce qu'il peut déchirer, y compris sa race, sa mère et j'en passe... A part un sous-mixage quasi-constant, à propos duquel Zimmer ne peut évidemment rien, sa musique est une véritable claque, même s'il manque à l'ensemble une structure vraiment parfaite, un souffle d'ensemble qui fait malheureusement défaut. La faute probablement au travail baclé du premier épisode, 15 jours pour une BO c'est court, et Zimmer a donc hérité de ça pour ses deux opus suivants.

Reste qu'il nous propose ici un coup de maître, un vrai de vrai, un qui ne ment pas, un qui amène des fans par dizaines de milliers.

Son rang : excellente BO avec quelques défauts...
Par Olivier the Divine - Publié dans : MUSIQUE : De films
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