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Welcome in my beautiful blog mes coquins... Vous allez découvrir mes passionnants avis sur des bouquins, des tsédés, des films et d'autres choses encore plus passionnantes... Poutoux à tous et bonne lecture !

Attention, ce qui suit est un petit avertissement sans conséquences sur la survie de la planète face au réchauffement climatique qui va tous nous buter si on ne ferme pas l'eau du robinet quand on se rince les dents du dentifrice qu'on vient également d'étaler sur notre beau pull tout propre...

Bref, parfois, sur ce blog merveilleux, vous pourrez tomber sur un langage que je qualifierais d'imagé... Âmes sensibles s'abstenir donc, mais finalement n'ayez crainte, car vous ne verrez ni bites ni chattes sur ce blog...

;-)

Jeudi 27 septembre 2007 4 27 /09 /Sep /2007 17:42

18798941.jpg (c) Pathé Distribution

Synopsis (d'après Allociné) :

Octave est le maître du monde : il exerce la profession de rédacteur publicitaire. Il décide aujourd'hui ce que vous allez vouloir demain. Pour lui, "l'homme est un produit comme les autres". Octave travaille pour la plus grosse agence de pub du monde : Ross & Witchcraft, surnommée "La Ross". Il est couvert d'argent, de filles et de cocaïne. Pourtant, il doute.
Deux événements vont bouleverser le cours de la vie d'Octave. Son histoire d'amour avec Sophie, la plus belle employée de l'agence, et une réunion chez Madone pour vendre
un film de pub à ce géant du produit laitier. Le doué Octave déjante alors et décide de se rebeller contre le système qui l'a créé, en sabotant sa plus grande campagne.
De Paris, où négocient les patrons d'agences, à Miami, où l'on tourne un spot sous antidépresseurs, de Saint-Germain-des-Prés à une île perdue d'Amérique Centrale, Octave parviendra-t-il à échapper à sa prison dorée ?

Bon, ben pour mon Grand Retour je vais faire simple : qu'est-ce que je me suis fait chier devant ce film...

Nan mais un film qui dénonce la pub et est conçu comme une juxtaposition de publicités en plus parfaitement téléphonées (c'est pour ça qu'on s'emmerde, dès qu'une "pub" commence on sait immédiatement où ça va finir...), d'un strict point de vue métaphysique d'autres ont fait plus carré...

Après Dujardin est très bon, comme toujours. Et les images de synthèse sont vraiment soignées, là vraiment bravo. Mais pour le reste, on a droit aux états d'âmes d'un pauvre publicitaire, d'un gros connard même, dont la seule préoccupation est son nombril... Genre je t'aime mais t'es enceinte, ça me plait pas, tu me largues, normal, mais après je t'appelle et tu me réponds pas... Méchante ! Et pour finir tu te suicides, et comme je suis hyper-égoïste je me suicide aussi...

Et à part ça, comment va le monde ? Toujours comme avant, je crois, contrairement à toute la merdasse pseudo-antisociétédeconsommation qu'accumule ce film... Parce que à part son nombril, Beigbeder s'en branle totalement de la société de consommation... Et je trouve le projet de Kounen d'autant plus vomitif (là oui, c'est le sentiment que ça m'évoque) que j'imagine qu'il a dû lui aussi en faire de la publicité, réaliser des spots, pour bouffer... Cracher dans la soupe, quelle noble attitude !

Bref, toute cette charge contre la publicité me laisse d'un froid olympien : non la publicité ne détruit pas le monde, si personne ne se rebelle vraiment contre elle c'est qu'au fond elle ne doit pas être si dangereuse, et surtout le "500 milliards de dollars sont dépensés chaque année pour la publicité dans le monde, alors qu'une étude de l'ONU estime qu'il suffirait 10% de cette somme pour réduire de moitié la famine" est la plus grosse connerie du film... Aske si c'était aussi simple, on l'aurait pas déjà fait ? Bref...

Ah oui, par contre j'ai trouvé sympa les apparitions de Beigbeder, même si c'est vraiment un gros thon...

Et pis bon je me dois d'être honnête : j'ai noircis le tableau alors qu'au final le film rend quand même compte d'une sorte de dilemme à propos des publicitaires, dilemme qui me semble plutôt pertinent...  Car d'un côté ce sont d'authentiques créateurs, au moins pour une partie d'entre eux, et de l'autre ils ont pour clients des grands groupes voulant toucher la ménagère de moins de cinquante ans avec des pubs insipides...

Et au final, plutôt qu'un pamphlet contre la publicité, je verrais plutôt 99 F comme une sorte de dénonciation d'une certaine pauvreté artistique dans un certain genre de publicité... Remarquez que d'un seul coup ça rend la portée de ce film beaucoup moins universelle, passer d'un pamphlet anti-sociétédeconsommation à une critique du milieu publicitaire, certains ne s'en sont toujours pas remis...

Bref, on a une sorte d'étude vaguement anthropologique du milieu de la publicité, beaucoup de bla-bla inutile, une mise en scène un peu téléphonée mais quand même Jean Dujardin... Pas de quoi transcender le Dieu Vivant que je suis...

Son rang : un film prétentieux, pompeux et parfois chiant, qui peut quand même se targuer d'avoir Jean Dujardin à son affiche...
Par Olivier the Divine - Publié dans : CINÉMA
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